On archive tout et on recommence ?

Pour plein de raisons, plus aucun d’entre nous n’a le temps de consacrer à ce blog le temps qu’il faudrait. C’est triste, mais c’est comme ça. Quand on trouve enfin le temps de se poser quelques heures pour plancher sur un sujet qui nous amuse, toutes les vannes possibles et inimaginables ont déjà été faites et, si c’est pour ne rien faire de nouveau ou d’original, c’est pas franchement la peine. En attendant que les choses se calment de notre côté1 nous allons quand même vous faire partager ce qui nous fait marrer2 ou réfléchir, ou même, soyons fous, les deux. Ce sera peut-être un peu plus brut de décoffrage et un peu plus bordélique, mais hey, ce blog a toujours été un vaste laboratoire de n’importe quoi et par les temps qui courent tout est mieux que rester assis sur son cul à se lamenter.

Bien sûr, de votre côté, si vous voulez participer d’une manière ou d’une autre, vous êtes toujours les bienvenus !

Et pour commencer, puisque Macron a regretté que le gouvernement ait humilié les opposants au mariage gay (franchement, si c’est pour prouver que tu t’envoies pas Mathieu Gallet sur sa moquette à vingt mille boules c’était pas la peine, choupinet, au pire on t’aurait cru sur parole et au mieux on en aurait rien eu à foutre) voilà quelques gens qui humilient La Manif Pour Tous d’une manière odieuse et totalement gratuite comme ces jeunes femmes, qui prônent la théorie du genre depuis l’autre côté de l’Atlantique, un scandale :

ou notre ami L’archiviste du cinéma qui pense que c’est le bon moment pour parler de cinéma coréen lesbien :

Paix, licorne et cotillons sur vous !

  1. A défaut de prières, puisque nous sommes tous athées, vous serez mignons de réciter des poèmes à notre intention. Coeur sur vous.
  2. Sinon ça sert à rien que je saoule mes nièces à leur répéter que « quand on aime on partage. »

Je vis dans un film de Ken Loach.

Ça fait plusieurs mois que j’hésite à tenir ici un journal de ma vie à Pôle Emploi. Non pas comme employée, mais comme … comme quoi d’ailleurs ? Comment on doit dire ? Bénéficiaire ? Usagère ? Chômeuse ? Assistée (©Les Républicains­) ? Peu importe le nom, je vais donc régulièrement à des rendez-vous avec Pôle Emploi. En ce moment je suis sous-traitée à un organisme privé, ce qui a comme conséquence principale d’allonger mon temps de trajet pour m’y rendre de 15 minutes à une heure mais c’est bien connu, les chômeurs n’ont que ça à faire. Ce matin, en attendant mon rendez-vous, j’entends, dans un autre bureau dont la porte est restée ouverte, une autre conseillère recommander à sa … bénéficiaire (tranchons pour ce terme là) de manger équilibré. Car c’est bien connu, pour avoir un emploi, il suffit de manger ses 5 fruits et légumes par jour. Une semaine que je dîne de brocolis et de soupe de courgette, encore trois jours et je le rajoute sur mon CV, ça va impressionner les employeurs. J’entends aussi, via cette même porte ouverte des informations très privées sur la situation de la jeune femme, que je me refuse à vous répéter parce que le principe des informations privées c’est un peu que le premier pingouin qui passe n’est pas censé être au courant.

Mon tour arrive dans le bureau d’en face. Joie, allégresse et pluie de paillettes dans les coeurs. J’évoque mes démarches en cours (pour ceux qui ont la chance de ne jamais avoir été confronté à la situation, c’est comme ça que ça marche), en particulier le fait que j’attends une validation de dossier pour avoir le statut d’auto-entrepreneur. Une entreprise qui selon mon interlocutrice ne me permettra pas de vivre. Je suis un peu désarçonnée, d’autant que la même interlocutrice m’a encouragée un mois auparavant quand je lui ai exposé le dit projet. Elle me demande d’arrêter de chercher dans ma branche et de chercher un emploi alimentaire. Alors soyons clairs, ma branche c’est certes l’écriture, mais le statut d’auto-entrepreneur pour rédiger des manuels d’utilisation de mixeurs et d’arbres à chat, pour moi, c’est de l’alimentaire. Quant à savoir s’il y a moyen d’en vivre ou pas, il me semble que le seul moyen est d’essayer. Mais non, je suis donc sommée d’arrêter de mettre toute mon énergie à chercher un emploi dans ma branche (au moins on reconnait que je ne reste pas à fixer le plafond toute la journée, je suppose que c’est déjà ça), de me remettre en question (oui, dans ces termes) et de postuler au MacDo.

J’ai fait six ans d’études.

Fillon, Hollande et Trump fêtent la saucisse – Episode 207

Cette semaine nous parlons du résultat inattendu de la primaire de droite, de l’abandon inattendu de François Hollande, de Trump et d’IVG et d’une inattendu fête à la saucisse chez Marie-Charlotine et Jean-Gilbert, nos militants préférés de La Manif Pour Tous.

Fin du game de la communication.

Oubliez Enjoy Phoenix, oubliez d’ailleurs tout ce que vous croyiez savoir. Dans une crise de yolo ultime (ou dans un effort pour avoir l’air jeune et cool qui en vient à évoquer Benjamin Button plus que la communication politique) les équipes d’Alain Juppé ont jugé bon de nous faire un petit tuto, en animation de synthèse, il faut bien le dire assez moche, pour nous expliquer comment aller voter à la primaire de la droite (et du centre, n’oublions pas le centre, Alain Juppé y tient et pour cause, s’il passe cette primaire, ce sera grâce aux centristes voire aux gauchistes). On y apprend donc que tout le monde peut voter, toi plus moi plus tous ceux qui le veulent sans oublier lui, elle et tout ceux qui sont… déçus du hollandisme, selon la formule chère au plus swag des candidats (derrière Bruno Le Maire qui va au débat sans cravate mais ce n’est pas le sujet). Et on peut même y aller en famille, entre amis, avec son chien, son amant, sa voisine du dessus, son boucher et sa boulangère. Comme ça c’est convivial. Youpi.

Je me demande si à la fin on a une petite poupée à l’effigie d’Alain Juppé …

Et pour ceux qui se demandent comment j’ai trouvé ceci, c’est arrivé dans la boîte mail que j’ai utilisé pour m’inscrire au grand meeting des Jeunes avec Juppé (oxymore #RéviseTesFiguresDeStyle) dont le compte-rendu est ici.