On archive tout et on recommence ?

Pour plein de raisons, plus aucun d’entre nous n’a le temps de consacrer à ce blog le temps qu’il faudrait. C’est triste, mais c’est comme ça. Quand on trouve enfin le temps de se poser quelques heures pour plancher sur un sujet qui nous amuse, toutes les vannes possibles et inimaginables ont déjà été faites et, si c’est pour ne rien faire de nouveau ou d’original, c’est pas franchement la peine. En attendant que les choses se calment de notre côté1 nous allons quand même vous faire partager ce qui nous fait marrer2 ou réfléchir, ou même, soyons fous, les deux. Ce sera peut-être un peu plus brut de décoffrage et un peu plus bordélique, mais hey, ce blog a toujours été un vaste laboratoire de n’importe quoi et par les temps qui courent tout est mieux que rester assis sur son cul à se lamenter.

Bien sûr, de votre côté, si vous voulez participer d’une manière ou d’une autre, vous êtes toujours les bienvenus !

Et pour commencer, puisque Macron a regretté que le gouvernement ait humilié les opposants au mariage gay (franchement, si c’est pour prouver que tu t’envoies pas Mathieu Gallet sur sa moquette à vingt mille boules c’était pas la peine, choupinet, au pire on t’aurait cru sur parole et au mieux on en aurait rien eu à foutre) voilà quelques gens qui humilient La Manif Pour Tous d’une manière odieuse et totalement gratuite comme ces jeunes femmes, qui prônent la théorie du genre depuis l’autre côté de l’Atlantique, un scandale :

ou notre ami L’archiviste du cinéma qui pense que c’est le bon moment pour parler de cinéma coréen lesbien :

Paix, licorne et cotillons sur vous !

  1. A défaut de prières, puisque nous sommes tous athées, vous serez mignons de réciter des poèmes à notre intention. Coeur sur vous.
  2. Sinon ça sert à rien que je saoule mes nièces à leur répéter que « quand on aime on partage. »

#LaGastroPlusJamaisCa

Kikoo les filles, aujourd’hui je viens vous parler de ma routine cheveux frisés spéciale temps humide.

Pas crédible hein ? J’essaye de trouver une reconversion professionnelle suite à mon dernier entretien à Pole Emploi. J’avais pensé à instagrameuse de chatons, mais avec mes allergies c’est un peu chaud.

Bon soyons sérieux deux minutes (qui a dit « lol » ?), je viens vous parler d’un article que j’ai lu dans Madame Figaro. ON RIGOLE PAS J’AI DIT QUE C’ETAIT SERIEUX ! Oui, je suis tombée sur un article de Madame Figaro (ou du Figaro Madame, je sais pas comment on dit) que voulez-vous, il y a tout et n’importe quoi (ou plutôt tout et n’importe qui) sur Twitter. Riss (à qui on envoie une pluie licornes à paillettes) devait avoir raison ce matin quand il disait que les réseaux sociaux sont un hôpital psychiatrique à ciel ouvert, il a juste oublié de préciser qu’en plus il y pleut tout le temps. Bref l’article est donc ici, et je ne vous encourage pas à le lire, c’est juste par soucis d’honnêteté intellectuelle que je vous mets le lien. Je vous résume : ça parle des célébrités qui étalent leurs maladies sur les réseaux sociaux, du cancer de Shannen Doherty à la gastro de Justin Bieber en passant par le lupus de Selena Gomez).

Alors pourquoi c’est de la merde ?

Déjà et vous l’aurez deviné, parce que ça met sur le même plan une maladie potentiellement mortelle, une maladie auto-immune invalidante et un virus que les enfants de maternelle choppent deux fois par an. Ensuite, et je vous le dis au cas où vous auriez suivi mes conseils et donc pas lu l’article, parce que ça dit que c’est une mauvaise chose.

Alors, parler de sa gastro est-ce nécessaire ? Non. Fait-il s’abstenir de le faire ? Si c’est sur Instagram, oui, s’il-vous-plait.

Parler de maladie grave, ou chronique, est-ce nécessaire ? Oui (mais ce n’est pas obligatoire, chacun fait comme il veut). Soyons honnête, si Madame Michu votre gardienne d’immeuble développe un lupus, tout le monde s’en fout. Si c’est Selena Gomez, déjà ça commence à intéresser les masses et à partir de là on peut essayer de faire quelque chose de positif pour tout le monde (et surtout les personnes atteintes).

Exemple de choses biens qui peuvent arriver aux personnes malades si une star™ développe ou choppe une maladie grave (ou chronique du type « très chiant mais pas grave ») :

  • On parle de la maladie en question. Des articles peuvent même être écrit dessus. Dans les cas extrêmes, les gens sont sensibilisés et arrêtent de sortir des absurdités et/ou des lieux communs aux malades de leurs entourages voire se montrent plus attentifs et attentionnés pour toutes ces petites choses du quotidien qui te paraissent rien quand tu es en bonne santé mais peuvent devenir avec certaines pathologies de vrais parcours du combattant.
  • Les malades se sentent moins seuls. Ça peut paraître con quand le pire qu’on a eu c’est une grosse grippe, mais la maladie, ça isole vite. Tout ce qui peut aider à briser cet isolement, y compris un peu de visibilité est toujours bienvenu.
  • Ça casse ce mythe du corps parfait et en bonne santé auquel tout aryen qui se respecte tout le monde doit aspirer et qui n’existe pas. Je suis désolée, mais qu’une mannequin ou même Kim Kardashian ose parler de son psoriasis, qui en plus d’être une maladie de peau pas jolie à voir est parait-il particulièrement inconfortable, si ça doit aider un(e) môme qui en souffre et a honte, eh ben je suis pour.
  • Ça fait chier Madame Figaro (ou le Figaro Madame ? hof osef) visiblement.

Et, par soucis de montrer l’exemple, j’allais conclure sur une photo des marques de piqûres sur mon ventre, mais hasard du calendrier, je ne me suis pas loupée suffisamment cette semaine pour avoir un bleu énorme (ce qui est une bonne nouvelle techniquement, merci de vous en réjouir).

TL;DR : Fuck Madame Figaro.

 

Le bingo des polémiques

Rentrée 2016 – Jour 2.

Elles sont toutes là. L’appel a été fait, et c’est bon. Toutes présentes. Toutes. Les polémiques à la con sont toutes rentrées.

Celle du dessin de Charlie Hebdo que la vie d’ma mère ça s’fait pas :

Celle du politique qui est féministe uniquement quand ça lui permet de cracher sur l’Islam (et qui grâce au burkini n’était jamais vraiment partie) :

Le désormais classique de la rentrée « on va apprendre aux enfants à se masturber à l’école » :

Même les horribles tracts de La Manif Pour Tous sont de retour (pro-tip : si on vous en distribue, prenez le et faites des confettis, ça sera toujours ça qui n’ira pas dans des mains impressionnables) :

Et tout ça sans oublier les conneries de Morano, le débat sur le service militaire, de sombres histoires d’identité française et les risques d’attentats accrus d’après François Molins qui s’exprime si souvent à la télévision que les mômes doivent finir par penser que c’est lui le Président de la République. Bref on tourne en rond, comme des poissons rouges dans un bocal, infoutus d’avoir suffisamment de mémoire pour nous rendre compte qu’on s’apprête à recommencer tout pareil que l’année dernière et que le populisme monte tout pareil qu’à une époque qu’il me parait compliqué de qualifier comme glorieuse même avec énormément de mauvaise foi et beaucoup de révisionnisme.

Alors vous savez quoi ? En bon petits procrastinateurs que nous sommes, on va se faire une dernière tournée de mojito sur la terrasse, on va regarder le ciel bleu et se dire que tout est cool et que la vie est belle, puis on va faire la liste de toutes les raisons de ne pas baisser les bras pour bien charger les batteries et on va se mettre très très fort au travail et peut-être, peut-être que si on se sert les coudes on ira pas dans le mur.

 

Ils lisaient Mein Kampf debout. ♫

Où l’on évoque les insupportables repas de famille, on chante, on rigole et on s’enfonce lentement dans le grand n’importe quoi. Et ce sans même boire de bière.

Si tu partages ce podcast avec tes amis, Barbara, notre mascotte, viendra chez toi en moonwalk pour faire une chorégraphie à ta gloire.

 

Grande projection-débat de la Sociologue & l’Ourson dans ta téssi, gros !

Cinéma La Cane (1)

 

Chers tous,

Nous vous donnons rendez-vous le 14 juin 2016 au Cinéma La Cane de Montfort-Sur-Meu (35) à 20h30 pour assister à une grande projection-débat du film La Sociologue et l’Ourson d’Étienne Chaillou et Matthias Théry ! Venez nous rencontrer en vrai, venez parler avec nous de famille, de mariage, d’homoparentalité, et d’autres problématiques liées aux droits des LGBT, et puis si vous ne voulez pas parler, vous pourrez toujours rester après la projection pour qu’on puisse passer un bon moment ensemble. Toutes les informations sont disponibles ici, aussi. Le tarif est de 4€.

Gwenadu la pénurie !

Ce que je m’apprête à vous révéler est très personnel, vous ne me verrez plus jamais de la même façon, j’implore votre indulgence, j’espère que vous serez assez tolérants pour m’accepter comme je suis avec ma différence, vous savez pour moi aussi c’est dur à vivre, c’est dur de m’accepter tel que je suis, malgré tout viser la Lune ça me fait pas peur, mais quand même tout cela est intime, enfin voilà : je suis Breton. Pfiouh ça y est c’est dit.

Être breton, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il y a du cidre dans ton biberon, que tu fais une réaction allergique quand on te sert du beurre doux, que tu es constitué à 30% de kouign-amann et à 35% de caramel au beurre salé, et que tu répands la bonne parole des galettes de blé noir et des crêpes de froment. Tout ça, c’est ce qui nous donne un côté sympathique, un peu folklore, c’est ce qui vous donne envie d’avoir un copain breton, parce que même s’il pleut tout le temps chez eux, on se marre quand même bien chez Marianig et Goulvenez1, bien qu’ils tiennent beaucoup mieux l’alcool que nous.

Après, être breton, c’est aussi faire quelques conneries de temps en temps, et ce avec ou sans cidre2. Non, je ne veux pas vous parler de Nolwenn Leroy que je respecte infiniment, je préférerais évoquer le drâââââââme de l’écotâââââxe. Et oui, on a voulu imposer l’écotaxe aux Bretons, apparemment c’était plus grave encore que de leur imposer de se débarrasser de leurs albums d’Alan Stivell. Paf, bonnets rouges, méga rébellion. L’écotaxe, pourtant, c’était un dispositif qui permettait pourtant d’inciter les agriculteurs à éviter de faire venir leurs marchandises de trop loin, ce qui aurait donc eu pour effet de diminuer la pollution et de favoriser le développement des commerces locaux.3 Visiblement, ça n’a plu à personne, et depuis, plus d’une centaine de portiques bordent nos belles routes bretonnes, des portiques aussi moches qu’inutiles.

Or donc, je poursuis ce petit exposé avec un exemple plus récent. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en ce moment la France gronde contre la loi Travail, un grondement qui se fait particulièrement entendre en Bretagne et plus particulièrement à Rennes, même si ça implique de se faire encercler sur la place Charles de Gaule et de se faire éborgner. En Bretagne on gronde, tout le monde gronde, et les routiers bloquent l’essence, créant une situation quasi-apocalyptique. Imaginez un monde sans carburant. Mon Dieu, il va falloir marcher pour aller chercher le pain, prendre son vélo pour aller au cinéma et prendre le train pour aller travailler, ou éventuellement covoiturer avec ceux qui ont encore de l’essence. Bon, j’exagère, il faut bien reconnaître que c’est carrément gênant, même si c’est quand même symptomatique d’une société un peu trop dépendante de sa voiture. PASSONS.

Terreur donc en Bretagne face à cette pénurie. C’est plus la Bretagne ici, c’est les bureaux d’une entreprise d’informatique la veille de l’an 2000. Ce ne sont plus des bretons, c’est Marion Maréchal-Le Pen à une gay pride. Les gens sont fous et se précipitent donc tous vers toutes les stations essence de la région, que le réservoir de la voiture individuelle soit plein ou pas, mieux vaut prévenir que guérir. Au lieu d’attendre que la situation reprenne un cours normal et d’économiser l’essence encore présente dans les stations, tout le monde préfère vite faire le plein avant la rupture. Comme si les stations service avaient besoin d’un réapprovisionnement tous les deux jours. Voilà comment les bretons ont :

1) réussi à mettre leur région en situation de pénurie d’essence en moins de vingt-quatre heures ;

2) réussi à créer des embouteillages monstrueux à l’entrée de Montfort-sur-Meu, petite ville de 8000 habitants, dès lors que la nouvelle du réapprovisionnement de la station Total s’est propagée, et bloquer l’accès au Super U local et au nouveau lotissement des Tardivières.

Je riais donc de ce spectacle surréaliste, comparable à la scène de Kirikou quand il débloque la source qui abreuvait le village (L’EAU EST LÀ !), quand j’entends : « Enfin de toute façon, le plus chiant c’est la poignée de branleurs qui bloquent les raffineries et qui emmerdent tout le monde ». Sauf que non, mon coco. Les grévistes ne sont pas des branleurs, les manifestants ne sont pas des randonneurs bruyants, les syndicats ne sont pas des petits teigneux. En gros, quand on bloque le pétrole, c’est pas pour le plaisir de le bloquer, encore moins par flemme de faire son travail ou autre prétexte étrange. C’est pour protester contre un gouvernement qui fait passer en force une loi rétrograde sur le travail. C’est pour toi, pour moi, pour nous, pour ton présent et ton avenir. Et ça a des chances de marcher ! À en croire cette récente publication sur la page Facebook du gouvernement, les sphères dirigeantes pourraient bien commencer à avoir un peu peur de toute cette contestation. Plus facile d’éborgner un manifestant que de faire face à une pénurie d’essence nationale. Non, mon chou, les français ne sont pas pris en otage par les grévistes. Une prise d’otage, ce n’est pas juste devoir attendre dans sa voiture le temps que tout le monde ait fait le plein à la station essence, c’est légèrement plus violent. A la limite, les français sont pris en otage par le 49-3 et par l’escroquerie du « social-libéralisme » qui tient les français entre ses griffes pour encore au moins un an.

Voilà. J’aime les Bretons, j’aime le caramel et le sel de Guérande, j’aime les bigoudaines et les algues vertes, mais franchement, ça va un peu loin tout ça quand même, toutes ces conneries, non ?

Moralité de cette histoire : ne jouez pas au plus con avec nous les bretons, n’essayez même pas, parce qu’on va clairement vous surclasser. Faites gaffe. On a Vincent Bolloré. À bon entendeur.

Note : entre le début et la fin de la rédaction de cet article, j’ai découvert que les Bretons n’étaient pas les seuls touchés et que les files de voiture commençaient aussi à apparaître en Île-de-France ou plus dans le sud. J’ai tout de même préféré parler des Bretons, qui sont beaucoup plus drôles et attachants que les Parisiens et les Toulousains.

  1. D’après la rumeur, ce couple vraiment sympathique et avenant, installé dans une charmante maison à Lampaul-Plouarzel ou à Beuzec-Cap-Sizun, je sais plus bien, aurait au moins un parent en commun. D’où cette délicieuse comptine : Quand un couple divorce en Bretagne, restent-ils, restent-ils… Quand un couple divorce en Bretagne, restent-ils encore frère et sœur ?
  2. D’autant que pour se bourrer avec du cidre, bah…
  3. De ce que j’avais cru en comprendre en tous cas, merci d’adresser vos lettres d’insultes à la rédactrice en chef directement si je fais fausse route.

Épisode 8 – Le Grand Remplacement expliqué à ma cousine Gisèle

On est déjà de retour pour le huitième épisode du podcast qui ne sait pas, qui ne sait plus,  mais qui quand même est Charlie. Aujourd’hui, on vous cause Grand Remplacement, Robert Ménard, Éric Zemmour, Civitas (Kiwitasse ?) et autres chameaux, mais aussi de Mireille Matthieu. Et si vous êtes gentils, on vous emmène avec nous à Béziers (non, vraiment, ça nous fait trop plaisir <3).

N’hésitez pas à nous écouter et à nous complimenter pour notre travail d’une pertinence et d’une précision remarquable.

Top 10 des choses moins discrètes que la campagne d’Emmanuel Macron pour 2017

  • L’acné sur le front d’un adolescent.
  • La coupe de cheveux de Kim Jong-un.
  • Le négationnisme d’Henry de Lesquen1.
  • Les fissures sur l’EPR de Flamanville.
  • Le secret des affaires.
  • Finkie en immersion à Nuit Debout.
  • La gauche. Hé ho ? La gauche ? T’es là ? Elle est pas là.
  • La mexicanophobie de Donald Trump.
  • Le décès de Prince.
  • La baffe de Joey Starr à Gilles Verdez.