Bisou (bida) d’Algérie

Il y avait ça dans la boîte aux lettres de la rédaction ce matin, je crois qu’il s’agit d’une erreur…

 

Carte Jean Marie Le Pen

Lettre Jean Marie Le Pen

 

 

 

 

Le stagiaire me dit que « oui, on voit pas bien, c’est trop dur à déchiffrer, c’est intolérable ». Oh, eh, hein ! Vous avez essayé d’écrire proprement avec un oeil de verre, vous ? Bon ! Alors on arrête de critiquer !

Mais bon, faut bien contenter le public, alors voici le texte, tout beau tout propre. Ce qu’on ferait pas pour vous, quand même.

« Chère Marion,

C’est fou ce qu’il y a comme étrangers en Bougnoulie, le pays a bien changé depuis ma dernière visite. Je n’en crois pas mon œil. Et puis il fait beaucoup trop chaud, je n’arrive pas à me concentrer alors que je voulais profiter de mes vacances pour décider des prochaines élucubrations que je devrais utiliser pour faire honte à ma fille.
Et puis, tout les matins il y en a un d’entre eux qui se croit obligé de brailler du haut d’une tour, à croire qu’ils ont perdu les clairons et mangé les coqs. Heureusement qu’ils me témoignent encore de la sympathie. J’ai toujours su me faire apprécier des indigènes, ils m’appellent tous Mosska Hallouf, un titre très honorifique ! Tu vois, ma Marion, que ton grand-père adoré est resté un grand colon.
Je pense fort à toi et à ton futur. Ne vise pas que la présidence, rétablis la grandeur de la France, deviens toi, ma Marion, maréchale !

En espérant que le courrier arrivera sans se faire voler ou lire par des espions (même si je suis sûr qu’en plus de ne pas parler français comme tous les gens civilisés, ils sont analphabètes),
bisous,
Jean-Marie. »