Et si on regardait un film, une fois

Cette semaine, pas tant pour emmerder le monde que pour vous réconforter, un peu de cinéma belge. Notez qu’il s’agit des premiers qui me sont venus à l’esprit, mais je ne serais qu’à moitié surprise d’apprendre que nombre d’autres de mes films préférés sont belges. Je veux dire, le nombre de fois où j’ai découvert la belgitude d’un personnage marquant de mon enfance dépasse l’entendement. Là vous pourriez légitimement me répondre « Meuf, tes parents t’ont appelée Fanette, a priori ils devaient pas trouver que vous habitiez du bon côté de la frontière. » et il n’est pas impossible que vous ayez raison. Il faudra que je leur demande un jour. Mais venons en aux faits. Enfin aux films.

D’abord et c’est obligé parce que c’est un classique : Dikkenek.

Toute personne ne rigolant pas devant ce film se verra attribuer pour une durée indéterminée (allant jusqu’à ce qu’il se retire l’aspirateur qu’il a dans le derrière) le qualificatif d’ « excessivement ennuyant ». Arriver volontairement à un tel niveau de connerie et de n’importe quoi tient du pur génie, tant au niveau de l’écriture qu’au niveau de l’interprétation. (Et si vous avez Netflix, le film y est, vous n’avez même pas besoin d’aller fouiner dans la médiathèque de votre bled ou de tomber dans l’illégalité pour le voir.)

Dans un registre moins festif : Le Gamin au vélo (ou tout autre film des frères Dardenne mais j’ai une tendresse particulière pour celui là).

Je ne sais plus qui j’ai entendu dire que les jeunes radicalisés étaient tombés dans le djihad comme ils seraient tombés dans la délinquance. C’est peut-être vrai, ou peut-être pas, j’en sais trop rien à force d’entendre de prétendus experts dire tout et son contraire on finit par ne plus trop savoir quoi penser. Est-ce que si Cyril avait croisé un recruteur au lieu d’un dealer il aurait plongé tout pareil ? Je n’ai pas de réponse. Je vous laisse regarder le film, vous poser toutes ces questions, en débattre avec vous-même (et si vous voulez en discuter y’a notre Facebook, notre Twitter et notre mail dans la colonne de droite).

Et enfin C’est arrivé près de chez vous :

Attention, c’est assez violent, dans le contexte actuel ce n’est pas forcément ce que vous avez envie de voir. C’est aussi très drôle, mais au dernier degré de l’humour noir. Ce qui peut être cathartique pour certains ou un peu traumatique pour d’autres. C’est à vous de voir. Et puisque j’y suis, je présente mes excuses à la dame qui en commentaire des attentats de mardi a dit « C’est arrivé près de chez nous. » pour le fou rire nerveux que cette remarque m’a provoqué.

Pour plus de suggestions de films belges, vous pouvez remonter le fil Twitter de L’étagère.

Et peu importe le film que vous choisissez de regarder, qu’il soit belge ou non, n’oubliez pas de vous faire un chocolat chaud (si vous regardez en famille) ou de vous ouvrir une bière (si vous êtes entre copains). Des câlins pour vous tous.

Les cons, ça tweete tout ?

Est-ce tricher que de vous parler d’un film dont je vous ai déjà parlé ? Je ne sais pas, et comme c’est moi qui fait les règles de toute façon, on va dire que non, puis qu’on s’en fout, et je vais encore vous parler de Fatima. Soria Zeroual (qui joue Fatima) et Philippe Faucon (le réalisateur) étaient sur le plateau d’On n’est pas couché (et on se demande bien pourquoi on est encore devant la télé à une heure pareille) pour la sortie DVD du film. Et disons que … Twitter n’a pas connu ce soir là ses heures les plus glorieuses.

Et toi tu sembles ne pas avoir changé d’idée depuis 1632.

Alors ça y est ? François Hollande a réussi à inverser la courbe et à nous ramener au plein emploi et on ne me dit rien ?!

« Notez que moi l’emploi correct de la négation et des majuscules je me le fous au cul, mais j’ai le droit parce que le hasard a voulu que je naisse dans ce pays plutôt que dans un autre. »

Je… Kamoulox ?

L’engrenage infernal de la radicalisation. On commence par porter des rangers et avant même de s’en rendre compte on participe à un défilé du FN et on vomit sur Twitter.

Soutenez la thérapie de ces gens qui se sentent menacés dans leur identité par un foulard rose à fleurs, et voyez Fatima, au cinéma s’il y est encore par chez vous, ou en DVD puisqu’il est maintenant disponible et non, je ne touche rien pour faire la promo des films, cette rubrique est surtout un prétexte pour afficher publiquement la connerie humaine (et partager avec vous les films qui m’ont plu mais cet aspect est entièrement subjectif).

Et en parlant de connerie humaine, elle est plutôt pas mal représentée sur le forum de jeuxvideos.com. Allez, juste pour rire, essayez de deviner de quel film nos deux amis parlent ici :

pattaya jvcom

Alors ? Le premier qui trouve gagne un Malabar bigoût à peine entamé. Personne ? Allez, je vous le dit, c’est Pattaya. Oui, oui, JVC_DTC pense qu’un môme de cité est trop con pour faire la différence entre une comédie complètement débile et la réalité. Imaginez si on faisait la même avec Les Bronzés font du ski :

Vous le trouvez pas dangereux ce film ?

Les petits du XVIème s’identifient aux styles vestimentaires, aux expressions. A tout ce langage qui les restreint, vous allez me dire qu’ils ont pas besoin de ça mais c’est pire alors, ça les conforte dans ce qu’ils sont ! Ils creusent l’écart qu’ils ont déjà avec les genre normaux … Le pire c’est qu’après ça viendra chialer que ça n’a pas de meuf alors que ces mecs draguent comme des moitiés de chauves en portant des combinaisons de ski orange à toutes les occasions…

Je comprends pas la démarche.

Nous sommes d’accords pour dire que c’est parfaitement ridicule. Alors faites donc chier tous ces cons, et ce week-end allez au cinéma.

Merci Bernard !

Cette semaine, je ne vous conseillerai qu’un seul film. Non, ce n’est pas de la flemme, c’est simplement que vous aurez envie de le voir deux fois (ou alors c’est que vous penchez très fort sur la droite mais je vois pas bien ce que vous feriez dans notre petit repère de dangereux gauchistes). Il s’agit bien sûr du film que vous ne verrez pas chroniqué dans Le Parisien :

merci patronVoici donc les cinq bonnes raisons d’aller le voir :

1. C’est la meilleure adaptation de Robin des Bois jamais réalisée. Ou de David et Goliath si vous êtes d’humeur plus mystique.

2. Vous vous payerez une bonne tranche de rigolade avec vos camarades de séance, et ce au dépend de vrais responsables de la non inversion de cette putain de courbe du chômage (et de l’existence même de la dite courbe) et dans cette époque troublée, peut-on vraiment se dispenser de passer une joyeuse heure et demie avec des inconnus ?

3. Le film vous donnera la patate pour la semaine, et en cette époque troublée, serait-ce bien raisonnable de s’en passer ?

4. Vous soutenez le cinéma indépendant ET le journalisme casse-couille et en cette époque troublée tout ça tout ça.

5. Les journalistes du Parisien (qui fait partie du groupe LVMH qui appartient à Bernard Arnault) ont été priés de ne pas chroniquer le documentaire. Vous pouvez donc faire chier le censeur (qui que ce soit dans la hiérarchie) avec cette petite série d’actions simples : mettre votre manteau et vos chaussures, marcher/prendre votre voiture/prendre le métro jusqu’au cinéma le plus proche diffusant le film et dire « une place pour Merci Patron s’il-vous-plait » à l’ouvreur avec votre plus beau sourire. (Optionnel : vous pouvez poster sur les réseaux sociaux une photo de votre billet et/ou un selfie de votre mine réjouie en sortant et l’envoyer aux comptes suivant : @le_Parisien et @LVMH).

 Alors n’attends plus, camarade, et n’oublie pas que tu vaux mieux que ça.

Paul is back

Alors que j’ouvre mon nouveau site favori, Plugged-in, dont je vous parlais déjà la semaine dernière, quelle n’est pas ma surprise de me voir proposer d’acheter mes places pour Miracle from heaven avec Jennifer Garner un film dont l’affiche nous présente une fillette, inondée de lumière comme dans tout bon film religieux qui se respecte, en train de faire un câlin à un arbre. Ce n’est absolument pas ce que je cherche, déjà parce que ça m’a l’air complètement cucul et qu’en plus je ne veux pas voir des films sponsorisés par la morale chrétienne, je suis là pour savoir quels films leur chamboulent le crucifix. Et figurez-vous que ces andouilles sont allés voir Zoolander 2. Et ça nous les a effectivement tout chambouler.

En même temps quand t'es chamboulé par un bisou dans le cou, tu vas pas voir un film où ça se cramponne à des seins sur l'affiche quoi.

En même temps quand t’es chamboulé par un bisou dans le cou, tu vas pas voir un film où ça se cramponne à des seins sur l’affiche quoi.

Encore une fois, leur critique est (involontairement) hilarante, mais pleine de spoilers. Elle est écrite par le même bon chrétien que celle de Deadpool qui a notamment tiqué sur des érections que j’avoue ne pas avoir remarquées moi-même, ce qui me fait vraiment soupçonner une sexualité exotique refoulée chez notre camarade. Faites preuve de solidarité mes amis, ne laissez pas Paul être chamboulé tout seul, soutenez sa découverte de lui-même et son coming-out prochain : allez voir Zoolander 2.

Si d’aventure vous êtes d’humeur moins badine et peu enclin à la pop culture, ce n’est pas grave. Vous n’êtes pas sans savoir que Fatima a été fort consacré aux César. Ceci a eu deux effets. Premier effet : la fachosphère a chié tellement de pendules sur Twitter qu’il est heureux que la Suisse ait décidé d’assurer son PIB grâce à l’évasion fiscale plutôt que grâce à l’horlogerie :

Deuxième effet de cette consécration : le film est ressorti dans plusieurs salles, ce qui vous permet d’aller le voir pour en faire, en plus d’un succès académique (ça se dit ça ?) un succès public et défriser encore plus ces imbéciles qui n’aiment que les cheveux raides.

Si après ça il vous reste un peu de temps libre, certaines des suggestions des semaines précédentes sont encore à l’affiche. Et si au fil de vos pérégrinations vous tombez sur une critique particulièrement raciste, homophobe, misogyne ou juste très très con, n’hésitez à partager avec les petits camarades.

Cultivez-vous bordel de chiotte

Si toutefois vous choisissez d’aller voir un blockbuster histoire de vous détendre les neurones, pensez au moins à choisir quelque chose qui donne de l’urticaire aux éternels coincés du cul. Et dans le genre « ce n’est même pas un balai, mais carrément un aspirateur qu’on a de coincé », je vous recommande Plugged-in dont le nom n’évoque pas tant de l’électroménager égaré mais bien des objets spécifiquement prévus à cet effet. Les gens de Plugged-in se sont donné pour mission de vous recommander des films conforme à la morale chrétienne et qu’on peut voir en famille. Et pour se faire, ils voient tout plein de films et donnent leur avis dessus sans que personne ne leur demande. Une sorte de Promouvoir à l’Américaine, en somme, sauf qu’ils ont au moins le bon goût de ne pas partir en croisade contre les visas d’exploitation.

Et à Plugged-in, si y’a bien un blockbuster qui leur a hérissé le poil ces dernières semaines c’est :

deadpoolEt en même temps l’inverse aurait été étonnant. Leur critique est hilarante (mais un peu spoiler, gardez le lien sous le coude pour quand vous aurez vu le film). Le site s’offusque notamment du nombre de plan sur le cul de Wade, moulé dans son costume, sans qu’on arrive à déterminer si l’offuscation est réelle ou si ce genre de spectacle réveille chez l’auteur (qui est un homme, forcément, la seule femme de l’équipe étant en charge de l’administratif, ceci n’est pas une blague) des désirs enfouis dans les tréfonds de son adolescence tourmentée, de relations sexuelles AVANT le mariage (scandale !), de blasphème, de la présence d’alcool et j’en passe (principalement parce que je ne veux pas vous spoiler les outrages les plus originaux).

Au cas où vous pensiez que j'exagère.

Au cas où vous pensiez que j’exagère.

Voilà, si vous voulez vous détendre, vous pouvez donc aller voir Deadpool et en bonus dans la file d’attente vous pourrez imaginer les pluggés en PLS devant le nombre d’entrées que fait le film, ça occupe.

Et si jamais, pour une raison ou pour une autre, vous êtes dans l’impossibilité d’aller au cinéma, allez emprunter un livre ou un DVD à la médiathèque de votre bled, écoutez la radio, regardez un bon film à la télé, jouez avec vos enfants, glandez sur youtube, tout est valable du moment que vous ne regardez pas Hanouna. On peut s’amuser et rigoler sans humilier ses camarades et accessoirement, les bonnes audiences n’autorisent pas à pourrir le week-end des concurrents à coups de menaces téléphoniques. Et surtout, surtout, faire croire que la culture populaire c’est forcément ce ramassis de bêtise crasse est une insulte à l’intelligence des classes populaires. On peut se divertir sans se faire lobotomiser et le vrai mépris de classe consiste à croire que nos origines sociales nous conditionnent à une utilisation (ou dans ce cas une inutilisation) spécifique de notre cerveau rendu bien disponible pour la pub. Et pour le coup, là aussi, on vaut mieux que ça.

Changez le monde, allez au cinéma.

Cette semaine encore, je viens vous recommander des films que les cons de base n’aimeraient pas voir exploser au box office au motif que ça bouscule leur petit ordre établi qui ne profite qu’à eux (quand, vous l’aurez compris, on est ici en faveur d’un ordre établi qui profite à tous).

Pour commencer un petit update : la semaine dernière, je vous parlais du recours de l’association Promouvoir contre Les Huits Salopards de Quentin Tarantino et bonne nouvelle : ce recours a été rejeté. Dans l’cul Lulu comme on dit dans des endroits où on ferait mieux d’arrêter d’inventer des expressions.

Et pour occuper votre week-end, cette semaine j’ai deux films à vous conseiller. Le premier c’est :

free love

dont La Croix dit :

Ce film sur le combat d’un couple de femmes aux États-Unis, quoique inspiré de faits réels, s’égare dans une mise en scène trop lacrymale en voulant souligner la grande histoire derrière la petite.

Ce n’est pas vous spoiler que vous dire que « la grande histoire derrière la petite » est celle de l’égalité pour les couples de même sexe, rien que ça. Une cause dont La Croix ne fait visiblement pas grand cas. Ce ne sont pas les seuls à faire ce reproche au film cela dit, mais ce sont les seuls à sortir que le meilleur personnage est … un personnage d’homme hétéro (allez voir l’article, mais après avoir vu le film !) et dans un contexte pareil, il fallait oser, La Croix l’a fait (et le journaliste en question est une journaliste, des fois faut pas chercher). Alors faites donc chier ceux qui ne s’identifient pas aux personnages qui sont du bon côté de l’histoire, allez voir Free Love.

Ensuite je vous conseille :

demainJ’avoue, je triche un peu, je n’ai aucune critique débile à vous fournir au sujet de ce documentaire. Mais il n’en reste pas moins que les gros bonnets de l’agro-alimentaire (coucou Monsanto) feraient sans doute la gueule si on se mettait à appliquer les solutions apportées dans ce film notamment en matière d’alimentation. Et ce sont manifestione des solutions qui fonctionnent et qui sont à la portée de tout le monde (et en plus elles créent des emplois, mais qu’est ce qu’on attend bordel ?). Alors oui, ce film est parfois un peu niaisement idéaliste (en même temps c’est Mélanie Laurent alors c’est plutôt attendu), mais depuis le temps qu’on est assis sur nos culs à chialer sur nos sorts comme des abrutis, on s’en serait rendu compte si c’était une stratégie efficace pour quoi que ce soit. Alors rendez-vous service : informez-vous, renseignez-vous, allez voir Demain et ça serait bien le diable si ça faisait chier personne !

Bon week-end, et s’il vous reste un peu de temps libre, nos précédents conseils sont ici.

Promouvons le beau travail

Toujours dans l’optique de vous aider à occuper votre week-end de manière ludique et poil à gratter pour le club des coincés de l’oignon, je m’en vais vous donner quelques petits conseils culturels afin d’augmenter (à ma faible mesure) le succès de quelques travaux que les empêcheurs de s’amuser en rond aimeraient voir échouer.

Et parmi les empêchés de la gaudrioles, on trouve Valeurs Actuelles qui n’aime ni Sophia Aram, ni Vincent Dedienne. Pourquoi cela ? Et bien parce que ces mécréants osent caricaturer leur prophète se moquer des ayatollah de la Manif Pour Tous, les ptits bâtards ! Un personnage récurrent des chroniques de Sophia Aram est une certaine « Ludovine de la Malbaise » et toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite. Et quand Sophia Aram joue Ludo de la Malbaise, ça leur froisse le jupon à la Manif Pour Tous. Dans ma grande mansuétude, pour vous aider à aider les dits jupons à être froissés (ce qui vraiment ne pourra pas leur faire de mal), je vous ai donc fait la « compil de la Malbaise » (si jamais j’ai oublié un épisode, faites signe, mais de mémoire ils sont tous là) :

Episode 1 : Nicolas II le retour
Episode 2 : Oui à la droite qui donne la gaule
Episode 3 : C’est une maman en colère que vous devant vous (featuring Najat Vallaud Belkacem)
Episode 4 : Y’aura-t-il du kébab à Noël ?
Episode 5 : Le Taubira blues

Quand à la chronique de Vincent Dedienne, qui est la base de l’article de nos copains de Valeurs Actuelles vous la trouverez ici. Le dernier à aller la regarder est fan de Tugdual Derville1. Le même Vincent Dedienne a également fait hier un billet sur l’association Promouvoir, qui n’est, à ma connaissance, fustigé nulle part mais qui me permet une habile transition, l’association en question étant partie en croisande contre Les Huit Salopards de Quentin Tarantino.

hateful 8

Pour ceux qui ne connaissent pas Promouvoir, il s’agit d’une association catholique à tendance intégriste fort mal nommée puisque le seul but de son existence semble être de faire retirer les visas d’exploitation des films où on voit un peu trop de sexe et/ou de violence. A leur tableau de chasse ils ont jusque là : Baise-moi, Love, Antichrist, La Vie d’Adèle, Nymphomaniac et Saw 3D. Nul besoin d’être cinéphile pour piger, en voyant cette liste, que leur plus gros problème, c’est le sexe. Mais dans le cas présent, le problème serait plutôt la violence (à moins que, mais je ne veux spoiler personne). Alors, est-ce que le film est réellement violent ? J’ai envie de vous dire que c’est un western (genre rarement bucolique en soit) de Quentin Tarantino et là encore, même sans avoir une culture cinéma particulièrement poussée, on sait juste avec ses informations que ce qu’on va voir n’aura rien à voir ni sur le fond, ni sur la forme avec La Petite Maison dans la Prairie ou alors Charles Ingalls a sérieusement pété un plomb.

Mais là n’est pas la question, je refuse de voir des valeurs chrétiennes d’un progressisme aussi inexistant que le sens de le sens de l’humour chez les djihasites décider quels films ont le droit d’arriver sur nos écrans. Alors faites chier Promouvoir avec la dernière énergie, allez voir Les Huit Salopards !

Et s’il vous reste du temps libre après tout ça, les films que je vous ai conseillé la semaine dernière sont encore en salle. Bon week-end !

  1. Oui il existe, oui c’est un pote des deux autres.

Ne vous emmerdez plus, emmerdez les autres

Le week-end approche et vous ne savez pas bien quoi faire de vous-même pendant ces 48h de liberté ? Vous voudriez en profiter pour emmerder les cons, mais votre temps libre est déjà limité et vous aimeriez bien en profiter ? Nous avons la solution. Allez voir des films que les emmerdeurs ne veulent pas voir exploser au box office.

Alors attention, vous ne trouverez pas ici de critique sur la cinématographie, l’intrigue et toutes ces sortes de choses. Beaucoup de gens font ça ailleurs et bien mieux que je ne le ferais. La seule chose analysée ici est le potentiel des films à défriser les gens qui n’aiment de toute façon que les cheveux lisses (et quand on sait que certains abrutis sont dérangés par un personnage principal noir, gay ou féminin ou pire les trois à la fois, la matière ne risque pas de manquer). Mais, comme je ne tiens pas non plus à ruiner votre week-end, je ne vous conseille que des films que j’ai vus et appréciés (ce qui peut expliquer la non exhaustivité des listes), on n’est pas des bêtes.

Pour ce week-end, je vous conseille donc :

spotlightL’Eglise catholique n’a déjà pas été bien bien jouasse quand une équipe de journalistes a révélé que les prêtres pédophiles n’étaient pas de simples brebis galeuses isolées mais bien un réel problème systémique. Il serait étonnant qu’elle apprécie qu’un film retraçant la dite enquête (et donc le scandale) rafle toutes sortes de prix et surtout explose le box office.

D’ailleurs comme le révèle ce camarade Twittos, Famille Chrétienne n’a pas trop kiffé qu’on balance qu’une proportion non négligeable de prêtres aime bien enculer les petits enfants.

Même que l’Observatoire de la Christianophobie est tout colère :

1

Bref, emmerdez l’institution criminelle qu’est l’Eglise Catholique, allez voir Spotlight.

Si vous l’avez déjà vu, ou si votre dimanche s’avère tellement pluvieux et ennuyeux que vous voulez enchaîner deux films, vous pouvez aussi aller voir :

carol

Alors par soucis d’honnêteté intellectuelle, je suis obligée de dire que j’ai commencé par chercher des critiques négatives sur le site de Valeurs Actuelles et que … je n’y ai trouvé que des éloges. Je suis donc allée voir du côté de la Russie et de sa fameuse frilosité face à la « propagande LGBT » et figurez-vous que le film a reçu son visa d’exploitation là-bas. J’ai bien trouvé une critique complètement conne dans le Parisien. Ne pas aimer le film, c’est une chose, on a parfaitement le droit de s’y faire chier, de trouver ça moche, de trouver les prix d’interprétation pas mérités tout ça, tout ça. Mais pour dire : « Todd Haynes s’est inspiré d’un roman de Patricia Highsmith, laquelle l’a rédigé, à l’époque, sous pseudo. On comprend mieux. » sans préciser que si elle l’a rédigé sous pseudo ce n’est pas parce qu’elle n’en assumait pas la qualité ou le contenu mais parce que son éditeur lui a refusé le manuscrit au motif que « lol on va pas publier une histoire d’amour entre meuf » l’obligeant à aller voir ailleurs et à prendre un pseudo pour des raisons de contrat et probablement un peu parce qu’à cette époque l’homosexualité était encore considérée comme une maladie mentale aux Etats-Unis, c’est au minimum malhonnête intellectuellement.

Et, comme les cons, quand on les cherche bien, on finit par les trouver, j’ai échoué sur ce formidable article, où l’auteur nous explique que Carol et The Danish Girl2 sont des « films moralement mauvais » pour les raisons que vous pouvez imaginer et que donc … il ne les a pas vus. Ce à quoi nous sommes tous tentés de répondre « bah ferme ta gueule alors », mais ce serait gaspiller inutilement son énergie.

Bref, soyez d’abominables pervertis moralement mauvais3, emmerdez le critique peu consciencieux du Parisien, soutenez la rédemption de celui de Valeurs Actuelles et l’ouverture de la Russie, allez voir Carol.

  1. Micro spoiler : j’ai fait le calcul à partir du nombre d’enseignants dans le premier et second degré selon l’Education Nationale (qui sait a priori ce qu’elle dit) et les statistiques fournis par le film, s’il y avait en proportion autant d’enseignants pédophiles que de prêtres pédophiles, on serait à plus de 50.000 cas juste sur cette année.
  2. Que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir.
  3. Admettez que sur l’idée ça se ressemble !