Guide de survie si vous vous retrouvez contraint de vivre en dictature socialiste

Vous ne les avez pas choisis, mais ils sont là. On vous les a imposés par des procédés aussi douteux que le suffrage universel direct et le scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Ils sont déterminés à vous faire vivre un enfer jusqu’à la fin de leur mandat, et ça encore c’est s’ils ne s’arrangent pas pour en faire un deuxième à coup de 49-3. Ils en ont après vous personnellement et vous le font savoir en autorisant les pédés à se marier violant ainsi la sanctité de votre propre mariage, en autorisant les musulmans à ne pas manger de porc à la cantine violant ainsi la sanctité de votre rondelle de saucisson, en introduisant les ABC de l’égalité à l’école violant ainsi la sanctité de bobonne qui passe l’aspirateur ou en réformant le collège violant ainsi la sanctité de la messe en latin. Ce sont … Les socialistes !

Le monde est aveugle, mais pas vous, non pas vous. Vous vous savez. Oui, vous vous êtes malins et vous savez voir les choses telles qu’elles sont. Vous, vous êtes réalistes. Et vous ne laisserez pas faire, vous ne vous soumettrez pas à la bienpensance, vous allez résister, vous allez sauver la France car elle est tombée sous le coup d’une dictature socialiste ! Mais comment faire ? Pas de panique, voici une petite liste des actions que vous pouvez mener pour une résistance réussie.

  1. Tweetez des poèmes de votre cru.

    C'est beau, j'en ai la larme à l'oeil.

    C’est beau, j’en ai la larme à l’oeil.

  2. Créez des bannières aux slogans puissants pour attirer l’attention du grand public sur ces fabriques d’orphelins que sont la PMA et la GPA.

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    C’est élémentaire.

  3. Apprenez des chansons fortes et engagées, aux paroles inspirées et au message clair.
  4. Plantez-vous comme des radis devant des bâtiments administratifs. Si vous êtes parisiens, visez le ministère de la justice, que vous aurez rebaptisé « Ministère de l’injustice » pour l’occasion sinon la mairie du Moncul-sur-mer fera l’affaire.

    Les chaises, c'est pour les tapettes.

    Les chaises, c’est pour les tapettes.

  5. Défendez la laïcité face aux menus sans porc dans les cantines de Notre République.
  6. Défendez les valeurs chrétiennes de la France.
  7. Manifestez contre l’euthanasie.

    Avortement + euthanasie sur la même bannière = génie

    Avortement + euthanasie sur la même bannière = génie

  8. Manifestez contre le mariage pour tous.

    #JaiChoisiValérie

    #JaiChoisiValérie

  9. Manifestez contre.

    Pas contents ! Pas contents ! Pas contents !

    Pas contents ! Pas contents ! Pas contents !

  10. Demandez la démission de Taubira quand des journalistes sont assassinés
  11. Demandez la démission de Taubira quand un enfant est enlevé.
  12. Demandez la démission de Taubira quand vous êtes constipé.
  13. Demandez la démission de Taubira.
    #TaubiraDemission

    #TaubiraDemission

     

Et surtout, ne lâchez rien ! Courage mes frères, c’est la lutte finale, groupons nous et demain Papa dans Maman sera le genre humain et les musulmans qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes seront dehors. Amen.

Christiane, laissez-moi être votre première dame

Bonjour à tous, et bonjour à madame Taubira qui, je le sais, me lit avec un sourire aussi ému qu’amusé depuis le ministère de la Justice.

Je suis très heureux que vous me lisiez madame Taubira, parce que voilà, je dois vous le dire, je vous aime. J’en parlais justement avec des potes à la terrasse d’un café un jour où il ne pleuvait pas (ça commence à remonter), et ils parlaient des filles qui leur plaisaient. Et là, au moment où tout le monde s’attendait à mon (vibrant) coming-out, je lâche, d’une voix à mi-chemin entre la fermeté et l’innocence, « Christiane Taubira ».

J’eus au moins le mérite de clore la conversation. J’imagine que la stupeur aurait été moindre si j’avais annoncé ma préférence pour Emmanuel Macron, mais c’est une autre histoire.
Mais du coup, je vous le dis, vous êtes vraiment le genre de femme qui me plaît. Pas seulement parce que vous êtes ministre, non, mais simplement, vous êtes toujours cet ange brillant dans l’obscurité glaciale, cette lueur d’espoir qui me rappelle que j’ai bien fait de voter Hollande en 2012. Enfin non, plutôt que j’aurais bien fait de voter Hollande si j’avais été en âge de voter en 2012, on s’est compris.

Le jour où vous invoquez Léon-Gontran Damas pour comparer avec talent la beauté du projet de loi sur le mariage pour tous (j’ai bien compris ce jour-là que je vous intéressais aussi, avouez-le) à celle de la rose dont la Tour Eiffel assiégée à l’aube voit enfin s’épanouir les pétales, sa grandeur à celle d’un besoin de changer d’air, et sa force à celle d’un cri aigu d’un accent dans la nuit longue, vous libérez chez moi un tel sentiment d’amour et d’émerveillement, dont l’immensité serait comparable aux comptes de campagne de l’UMP.

Lorsque, sur iTélé, on vous interroge sur Marine Le Pen, vous répondez « c’est qui, ça ? ». J’oublie alors le tout aussi mythique « Bonjour vous n’avez pas honte » prononcé par un inconnu sur une radio tout aussi inconnue et je ne vois que vous, vous qui maniez aussi bien l’aphorisme que la joute verbale, le long discours et la discrète plaisanterie. J’aime tellement vous entendre et vous voir parler que je me repasse en boucle vos réponses aux « Questions au gouvernement ». A vous toute seule, vous pourriez me divertir et m’émerveiller davantage qu’une animation du Futuroscope, ou qu’un one woman show de Sophia Aram.

Christiane belle
Elle est bonne celle-là !

Quand, dans la revue Society, vous ne vous gênez pas pour critiquer les paroles d’un ministre socialiste étant sans doute à l’heure actuelle en train de planter ses chips triangulaires dans le guacamole offert gracieusement par l’Université d’été du MEDEF (en tous cas pas celle du PS), quand vous dîtes des paroles d’Emmanuel Macron sur le rêve des jeunes français de devenir milliairdaires qu’elles ne peuvent en aucun cas refléter l’évolution de la parole de gauche, malgré l’appartenance de cet homme au gouvernement actuel, je continue de vous admirer, je continue d’être sous le charme, épris de vos belles paroles, amoureux de votre langage. J’ai envie d’être votre homme, votre marié pour tous, votre rose du PS, votre projet de Loi, votre Sceau, voire l’une de vos Queens1.

A l’Assemblée Nationale, le jour où Éric Ciotti vient vous apostropher, ayant cru déceler en vous une cible facile, vous qui avez longtemps été accusée d’avoir fait perdre la gauche en 2002, comme si toute la colère et tout le dénuement dans lesquels se retrouva plongée la gauche républicaine lors de ces sinistres élections devaient irrémédiablement se retourner contre vous, lorsque vous accusez en retour ce pauvre individu de ne pas réussir à réprimer à votre égard un « sentiment contrarié », cette répartie discrète, cette emphase sur ces deux mots prononcés avec votre grâce et votre élégance naturelles me laissent béat. Quelle style, quelle audace, quelle classe !

Je ne vois franchement pas ce qui pourrait s’opposer à la rencontre de nos destins. L’âge ? Quelle importance ? Bon, c’est vrai que vous pourriez être ma grand-mère, bien que vous soyiez beaucoup moins ridée. Mais vu que ma grand-mère maternelle est morte, ça me dérangerait pas que vous puissiez la remplacer, du coup. Après, c’est vrai que je n’ai jamais couché avec ma grand-mère, et pas seulement parce que je n’en n’ai pas eu le temps. Mais à la limite, pour ce domaine, cette fois je l’avoue, le beau et ténébreux Emmanuel Macron me tente plus, donc la question ne se posera pas. Ne vous en offusquez pas, vous êtes toujours ma préférée. Vous vous attirerez sans doute des jugements déplacés de quelques couards de l’UMP face auxquels vous saurez faire face avec force et détermination !

Oui, notre union mettrait un terme à mes ambitions de devenir un jour un grand journaliste. Mais quelle importance ! Carla Bruni a bien réussi à sortir des albums, Valérie Trierweiler s’est mise à écrire des bouquins… Pourquoi ne pourrais-je donc pas être votre première dame en 2017 ? Je suis d’accord pour qu’on fasse notre lune de miel à Cayenne, si vous voulez. Je suis prêt à tout pour vous, à lire tout Césaire et tout Senghor, à oublier les 49-3, et à apprendre le code civil par cœur, mieux que le code de la route. Je vous demanderai juste un autographe pour ma maman, s’il vous plaît.

Je nous vois bien finir notre vie dans une grande bibliothèque avec les sous que vous aurez économisé (garde des sous, c’est plus ou moins votre boulot, non ?), nous pourrions nous lire des poèmes et des extraits de roman à longueur de journée. Je serais votre Guillaume Galienne, vous seriez ma Kathleen Evin, nous aurions l’humeur vagabonde, parce qu’après tout, ça peut pas faire de mal.

Oui, sans doute devez-vous me trouver bien sot à poster mes vulgaires chroniques lues par douze personnes et demi, sans doute devez-vous trouver cette déclaration bien maigre et sans vraie valeur alors que doivent sans doute fleurir sur votre bureau, des courriers bien plus beaux (et sans doute moins sincères). Eh bien oui, sans doute, je suis sot. Alors gardez-moi !2

Ne refusez pas, je suis tout à vous.

  1. Parce que Christiane and the Queens. Pour ce jeu de mots, merci de vous adresser à notre stagiaire : machineacafe@trollsalunettes.fr
  2. Pour ce jeu de mots de trop, merci de vous adresser à notre autre stagiaire : photocopieuse@trollsalunettes.fr

Mots de gauche, mots un peu gauches, et gros moches

Le Parti Socialiste, c’est tout un vocabulaire minutieux à maîtriser. Faut pas croire, suffit pas de penser que le changement c’est maintenant et de prendre des roses à pleines mains avant de vous rendre compte que vous avez la paume ravagée par les épines (et donc que vous auriez dû réviser votre cours de bio) pour pouvoir prétendre à l’acquisition de votre carte du parti. Et attention, ils sont très sérieux là-dedans. Quiconque ne respecte pas le strict règlement sémantique du parti pourrait bien, à l’instar de Jérôme Cahuzac, avoir des comptes (en Suisse) à rendre. Démonstration.

Valeurs de gauche, trolls de droite : plutôt #VivreEnsemble #PasDAmalgame ou plutôt #BienPensance #PolitiquementCorrect ?

Bon, là, c’est plutôt simple. D’un côté, ceux qui prônent le vivre-ensemble en harmonie entre tous les peuples et tentent de le rappeler après chaque attentat terroriste, de l’autre, ceux qui dénoncent la bien-pensance de ces gens qui, de peur d’être politiquement incorrects, refusent de dire que tous les arabes sont des intégristes terroristes un point c’est tout, quelle bande de tapettes ces socialos.

Une réponse assez évidente, donc. Je suis sympa, je commence plutôt facile. Prôner le multiculturalisme, la cohabitation pacifique des peuples entre eux, c’est une valeur profondément gauchiste, même si on peut l’appeler comme on veut (« gauchiasse bobo dictature socialiste de la bien-pensance politiquement correcte » me paraît être une proposition recevable). En revanche, s’attirer la gratitude des foules en l’excitant à coups de « C’est les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ! » made in Philippe Tesson, c’est une manière un peu gauche de penser, donc une idée de droite. Vous me suivez ?

Illustration randomL’article commençant à devenir imbuvable car trop pauvre en illustration, je pose ça ici. Et puis si jamais vous avez oublié de quoi on parle, ça vous fait un repère. Malin, non ?

La nuance qui fait tout : Faut-il prôner une politique de rigueur ou bien lui préférer l’austérité ?

Ah, vous ne voyez pas la différence, hein ! Pas plus qu’entre la dénationalisation et la privatisation, hein ! Eh bien voilà, vous tombez directement dans le piège, vous ne saisissez déjà pas cette fracture immense entre le mot de gauche et le mot de droite, même si nous nous accordons plus ou moins à dire que ces deux mots sont avant tout des maux.

Bref, histoire de ne pas vous faire attendre davantage, voilà la réponse.
L’austérité, on la laisse à la droite. L’austérité, c’est la tronche du vieux prof de piano aigri du conservatoire à rayonnement régional qui est là depuis plus longtemps que Dumbledore à Poudlard et qui vous regarde un peu en biais parce que vous n’avez pas bossé vos romances sans paroles de Mendelssohn. L’austérité, c’est tout le monde met ses chaussons au pied du sapin et se couche à 21h30 après avoir bu sa soupe. Au chou. L’austérité ne met pas trop d’effusions dans ses embrassades du 1er janvier puisqu’à minuit, l’austérité est déjà au lit. L’austérité, c’est un papa (bricoleur), une maman (cuisinière), on ne ment pas aux enfants. Bref, l’austérité fait peur, et le PS se bat contre l’austérité. Pire, la gauche de la gauche se bat contre l’austérité de la gauche elle-même. L’austérité, c’est donc ce qu’il y a un peu à votre droite. Oui, méfiez-vous de la souris de votre ordinateur voire même de la touche « Entrée », elles sont austères. Votre oreille droite, après 3 jours sans douche, a un côté assez austère aussi. Par quoi la gauche répond-elle alors à l’austérité ? Par la rigueur !

Petit point culture pour le prouver. En mars 1983, Mitterrand annonce le « tournant de la rigueur », et non celui del’austérité. Le mot même de rigueur avait été d’abord utilisé quelques mois auparavant par le ministre socialiste Pierre Mauroy qui définissait la rigueur comme « l’austérité plus l’espoir »… L’austérité, elle, colle davantage à la peau d’un Raymond Barre.
Bref, si vous voulez votre carte au PS, va falloir être rigoureux, et pas austère !

Bernard Sac de RizImage de Bernard Kouchner pour meubler cet article décidément trop textuel, mais vous allez voir, y a quand même un lien avec la suite. A défaut de trouver une photo de lui dans un accoutrement anarchique, le voilà affublé d’un sac de riz.

Grand débat entre Bernard Kouchner et lui-même : Faut-il défendre le droit à l’euthanasie ou se battre pour la réhabilitation du nazisme ?

D’accord, je vous vois poser vos coudes sur votre bureau pour prendre votre tête dans votre main et vous demander ce qui vous a pris de lire cet article. Je vous vois tous les deux, vous et votre regard désolé, vous qui avez cru un instant que cet article serait sérieux, instructif et pertinent de bout en bout. Et je vous comprends. Je viens vous parler l’air de rien de bien-pensance et vivre-ensemble, je vous refais votre culture (si, avouez) en faisant l’étymologie politique de l’austérité et de la rigueur et là, paf, un point Godwin arrive entre ces lignes à la manière d’un cheveu blanc sur la tête d’un chauve. Je vois votre bras, je vois votre main prendre votre souris pendant que vous poussez un soupir exaspéré, prêt à fermer cet onglet maaaaaaais… Mais vous n’allez pas le faire car la question abordée ici est tout à fait sérieuse. Lisez la suite, vous allez voir.

(Alors oui, bon, parler de Bernard Kouchner dans un article sur le PS peut paraître légèrement acrobatique, mais sans doute pas autant que faire passer en force à coups de 49.3 la loi Macron. En tous cas, en terme de socialisme, on en est plus ou moins au même stade. Donc on arrête de critiquer et on écoute, s’il vous plaît.)

Nous ne sommes en effet pas sans nous rappeler ces paroles de notre ami Nanard qui avait vu le rapprochement sordide existant entre les mots « euthanasie » et « nazi », une similitude sans doute plus auditive que sémantique, donc un rapprochement lui aussi assez acrobatique mais qui n’était pas sans l’inquiéter et qu’il était même jusqu’à aller qualifier de « pas gentil », avec une voix légèrement nasillarde1.

Bien sûr, à choisir, allez plutôt défendre l’euthanasie que le nazisme, Vincent Lambert vous en remercierait, mais prenez toujours garde à la malice des mots, toujours.
Dans le même style, sans doute aurions-nous pu nous demander s’il fallait parler de la Centrafrique ou de la Françafrique (ou de la différence fondamentale entre les affaires étrangères et les étranges affaires…).

La question piège : Faut-il aller en Allemagne en Falcon ou avoir un compte en Suisse ?

Alors, faut-il opter pour l’esclandre2 de Manu ou pour l’embrouille de Jérôme ?

Zut, voilà deux scandales de gauche. La question serait-elle alors insoluble ? Dans un dernier espoir, nous pouvons adopter la solution Nanard. Dans « l’Allemagne en Falcon », il y a con, ce qui n’est pas gentil. Mais là encore, c’est l’impasse : dans « compte en Suisse », il y a aussi con. Génies que nous sommes, nous venons de prouver que Falcon et compte sont deux mots de gauche, définitivement.

Christiane dicoChristiane lit quelques extraits du dictionnaire aux deux mauvais élèves de la question suivante.

Duel au sommet : Faut-il dénoncer la méprisance ou encourager la bravitude ?

Vous n’avez pas pu oublier ces grands moments de francophonie. Mais que voulez-vous, à droite comme à gauche, une campagne présidentielle est toujours difficile. Nicolas et Ségolène (deux candidats qui nous ressemblent ♫) en ont fait l’amère expérience. Saurez-vous rendre chacune de ces pépites à son heureux propriétaire ?

Ah, je vous ai vu ! Vous êtes en train de vous demander ce qui ne va pas dans ces deux mots. Vous les avez tapé dans votre logiciel de traitement de texte qui s’est empressé de les souligner en rouge, vous laissant une mine perplexe et contrariée. Je vous laisse chercher les mots originaux. En attendant, la grande conquérante de la bravitude, c’est Ségolène qui tente, depuis la grande muraille de Chine, de réciter un proverbe chinois en français. On constate qu’elle a dû sécher les cours de méthodologie de la version. Quant à la méprisance, elle est signée Nicolas, même si le mot existait en ancien français (pas très étonnant de le retrouver dans la bouche d’un lecteur assidu de Victor Hugo, donc). « Je veux apporter des réponses. Oh. Des réponses qu’on ne comprendra pas dans un certain nombre de cercles dirigeants. Des réponses qu’on va regarder avec cette… méprisance », avait dit notre héros sur un ton qu’il aurait sans doute voulu théâtral. Tu m’étonnes que les cercles dirigeants ne te comprendront pas, Nico. Mais nous, on t’aime.

Un petit dernier (facile) pour la route : Faut-il il s’abonner aux Inrocks ou recevoir Valeurs Actuelles ?

Allez, celle-ci je vous laisse cogiter. Si vous avez bien suivi le reste, vous devriez y arriver !

François Kazakstan« Engagement tenu, et garanti sans austérité. »

  1. Bon, cette précision est éminemment discutable, mais comme vous avez compris mon superbe jeu de mots, vous n’allez pas vérifier. D’avance etc.
  2. Mot de droite ou mot de gauche, le mot esclandre est en tous cas l’un de ces termes qui font la richesse de notre vocabulaire. C’est la seule raison de son utilisation ici.

L’emmerdant c’est la rose

Amis lecteurs, quelle joie de vous retrouver, tous les douze et demi d’entre vous, après deux semaines à glander devant Netflix travailler durement pour préparer la nouvelle version du site. Nous avons bien mis à profit cette petite pause pour regarder Orange is the new black recruter un nouveau camarade, nous choisir un nouvelle mascotte et élaborer une nouvelle formule. A partir de maintenant, nous choisirons un thème chaque semaine, en rapport avec l’actualité, et nous nous appliquerons à le presser comme un citron à l’usine Pulco1. Et le thème de cette semaine est (laissez tomber les roulements de tambour c’est tellement 2014) le Parti Socialiste. Ce qui n’est nullement une opportunité déguisée pour faire du Hollande bashing gratuit, c’est simplement que nos amis socialistes (et Manuel Valls, Emmanuel Macron, Bernard Cazeneuve …) tiennent leur université d’été ce week-end.

Déjà l’université d’été en soit est un concept qui m’a toujours laissée songeuse. Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer les participants régresser en caricatures d’étudiants qui picolent et fument des pétards entre deux conférences. C’est pour ça que j’y fous pas les pieds, je serais sûrement déçue de découvrir que tout le monde est sérieux.

Mais venons-en à nos moutons. Pour moi le Parti Socialiste, c’est Mitterrand. D’un point de vue idéologique et historique, c’est discutable, mais que voulez-vous, je suis née sous Mitterrand. Je fais partie de cette génération qui a grandi avec les chars russes dans Paris et a été transformée en grosse bande d’assistés feignants et bons à rien. Notez que ça n’a rien de bien exotique. On est toute une palanquée à être nés sous Mitterrand. Les seuls qui doivent être à peu près aussi nombreux sont ceux nés sous Chirac, mais comme ils ne sont même pas tous majeurs, qu’ils la ramènent pas trop tout de suite.

C’est bien simple, Mitterrand est resté tellement longtemps au pouvoir que quand à 10 ans j’ai appris la révolution française à l’école, il m’a fallu un moment pour bien appréhender le concept tant j’avais l’impression que la seule différence entre le roi et le président c’est qu’on appelait un des deux comme un fromage. C’est que je n’en avais encore connu qu’un seul. Un gamin qui a 10 ans en ce moment en est déjà à son troisième. Moi j’ai du attendre l’arrivée de Sarkozy pour ça, et c’était la deuxième fois que je votais aux présidentielles. Il y a des belges plus vieux que moi qui ont passé moins de temps sous le roi Baudouin que moi sous Mitterrand. Pour être moins habitué au changement qu’un Français né au début des années 80, il faut être anglais.

Et je vous préviens, si un d’entre vous vient me faire une blague à propos de Frédéric Mitterrand, je n’aurais qu’une chose à lui dire :

  1. Les jeux de mots rentraient de vacances en train, ils sont encore coincés à la gare, nous nous excusons pour la gène occasionnée

Dommages de Hollande

Brassens n’a vraiment pas de chance.  Artiste talentueux, il avait demandé à être enterré sur la plage de Sète à sa mort1, ce qui ne lui a pas été accordé. D’ailleurs, dans ce cas, on ne dit pas ensablé sur une plage ? Ca paraîtrait plus logique non ?

Bon, je diverge. Toujours est-il qu’en plus de ça, il faut que de petits rigolos viennent jouer avec ses chansons pour faire des détournements douteux. Des fois, la vie est dure, même pour les morts.

Brassens

Dans mon pays sans exception
J’ai mauvaise réputation
Dès que je fais passer une loi
On dit qu’je fais n’importe quoi.
Je ne fais pourtant de tort à personne
Et ma politique je la trouve bonne
Mais les français n’aiment pas que
Leur président soit plus mou qu’eux
Non les français n’aiment pas que
Leur président soit plus mou qu’eux
Tout le monde médit de moi
Surtout Marine, ça va de soi.

Le jour du 14 juillet
Je me souviens qu’on m’a hué
Non vraiment je ne comprend pas
Qu’ai-je fait de pire que Nicolas ?
Je ne fais pourtant de tort à personne
Mais les gens toujours gueulent et ronchonnent
Mais les français n’aiment pas que
Leur président oublie ses voeux
Non les français n’aiment pas que
Leur président oublie ses voeux
Tout le monde me montre du doigt
Comme Sarkozy, ça va de soi.

Et je suis toujours malchanceux
Même quand je crois être astucieux
Et avec mon casque de scooter
J’ai fait marrer la France entière
Je ne fais pourtant de tort à personne
Quand parfois, comme ça, je trompe bobonne
Mais les français n’aiment pas que
L’président pense avec sa queue
Non les français n’aiment pas que
L’président pense avec sa queue
Tout le monde se rue sur moi
Pour Mélenchon, ça va de soi.

Y’a pas besoin d’être Apathie
Pour d’viner l’sort qui m’est promis
Aux élections, on fera tout
Pour me mettre au fond de l’Égout.
Je ne fais pourtant de tort à personne
Malgré ça tout l’monde veut que j’abandonne.
Car les français n’aiment pas que
Leur président se foire copieux
Non les français n’aiment pas que
Leur président se foire copieux
Tout l’monde rira que j’aie perdu
Même le PS, bien entendu !

 

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  1. Cf la chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, que je vous recommande