Dieu est amour, pour ses fidèles, ça reste à prouver.

Pour conclure cette semaine sur les puceaux en vacances mon curé chez les nudistes le Synode 2015, j’aimerais partager avec vous une petite chanson : Song From the Perspective of God de Bo Burnham.

Je m’excuse pour les moins anglophones d’entre vous, je ne saurais pas vous faire d’explication de texte à la manière de mon collègue, Vous devrez donc vous contenter de mon avis totalement non objectif, mais entre nous, si c’était l’objectivité que vous cherchez, vous ne seriez pas là.

J’aime bien le Dieu présenté dans cette chanson, un Dieu qui n’a pas envie qu’on le prie et qu’on l’implore dès qu’on a un caillou dans la godasse, qui n’en peut plus des abrutis qui haïssent et tuent en son nom, et qui ont besoin d’un manuel pour tout et n’importe quoi, comme si la vie était un meuble en kit, bref, un Dieu en dépression parce qu’il a visiblement chié dans la colle et créé les humains beaucoup, mais alors beaucoup plus cons que prévu.

J’aime surtout bien l’idée qu’au final plus tu pourris ton voisin pour gagner ton paradis plus tu t’en éloignes, puisque le Paradis devrait être sur Terre mais qu’à gueuler comme un âne pour rien au nom d’un Dieu qui ne t’a rien demandé, tu gâches tout.  Et effectivement, quand tu perds ton temps à te réunir en table ronde pour décider ce que d’autres gens doivent faire ou pas de leur famille, tu te prives du bonheur d’en avoir une à toi, de famille. A toujours lever les yeux au ciel vers Dieu pour lui demander de remettre dans le droit chemin des gens qui vont très bien merci, tu ne les baisses pas vers tes mômes et tu ne les vois pas grandir1.

Alors peut-être qu’au lieu de lire des évangiles, on pourrait pour de vrai s’aimer toute voile dehors et laisser l’amitié nous montrer le Nord2. Ici, ça restera, en tout cas, notre seule religion3. Et vous admettrez quand même qu’une bière entre amis occupe plus agréablement un dimanche qu’une séance de génuflexions guidée par un mec en robe dans un vieux bâtiment glacial face à une statue d’une séance de torture.

  1. Et là mon cerveau malade me sort cette chanson de Jeanne Cherhal qui pourrait mériter un billet à elle toute seule, mais on n’a plus le temps ma pauvre dame, allez l’écouter quand même, c’est la bio exclusive, anticipée et non autorisée de Ludovine de la Rochère.
  2. Si tu as compris cette référence, manifeste-toi que je t’envoie une photo de ma main pour un high-five virtuel !
  3. Toutefois, dans la perspective où Dieu existe et où il habite effectivement Bruxelles (je n’ai pas vu le film mais avec Benoit Poelvoorde et un postulat de départ pareil, ça ne saurait être mauvais), on vous invite à prêter trois minutes et une oreille attentive à son voisin, qui vous les rendra probablement.

[PC #9] Eh, dit, Mitchell…

ORCHIS : Partisan, partisan !

LE PARTISAN ; Oui, qu’y a-t-il, mon bon Orchis ?

ORCHIS : J’ai trouvé la chanson pour cette semaine !

LE PARTISAN : Tu m’en diras tant.

ORCHIS : Non mais écoute !

https://soundcloud.com/believedigitalitaly/wake-up-go-go-forward

LE PARTISAN : Bon, j’ai écouté ton truc, c’est bon, on peut passer à autre chose ?

ORCHIS : Quoi, me dit pas que tu n’as pas envie d’en parler…

LE PARTISAN : Non, c’est mal de se moquer des handicapés.

ORCHIS : Bon, alors on fait quoi puisque tu es si malin ?

LE PARTISAN : On fait ça.

ORCHIS : Tu sais, entre le film de la semaine dernière et cette chanson, les gens vont finir par croire que tu aimes beaucoup de choses. Méfie toi.

LE PARTISAN : C’est vrai qu’il faudra que j’entretienne ma réputation de connard râleur. Fais moi penser à regarder si Sardou n’a pas sorti un nouvel album dernièrement.

ORCHIS : Et donc, pour Pas de Boogie Woogie ?

LE PARTISAN : C’est parti !

Le pape a dit que l’acte d’amour
Sans être marié est un péché

ORCHIS : J’aime bien le coté Gospel blues…ça donne un coté parodique a toute la chanson, c’est très classe. Et puis musicalement, c’est un genre qui a donné plein de bons trucs, on peut pas retirer ça à la religion.

LE PARTISAN : Ni aux noirs.

ORCHIS : Je m’y attendais, à celle là. Tu ne peux vraiment pas t’en empêcher.

LE PARTISAN : Bah, on s’en fiche, ils savent pas lire.

ORCHIS : Et en plus tu les enchaînes…

LE PARTISAN : Comme au bon vieux temps de l’esclavage. COMBOOOOOOO !

ORCHIS : Mon dieu.

LE PARTISAN : Reprenons notre analyse.

ORCHIS : Ça vaudra mieux, oui.

LE PARTISAN : Ce n’est que le début, mais c’est déjà intéressant de constater que le premier vers dit : le pape a dit, et pas la Bible a dit ou quelque chose d’équivalent. Déjà là, il y a une remarque sur le fait que ce ne sont pas les textes sacrés qui décident de ce qu’est la pratique religieuse, mais bien les religieux eux même.

ORCHIS : Même si, dans ce domaine précis, je pense que la Bible dit effectivement quelque chose.

LE PARTISAN : Probablement. Tiens, j’ai une idée, va lire la Bible, ça me fera un petit temps de tranquillité.

Alors ça, c’est du Curé Nantais, un fromage dont je ne connaissais pas l’existence avant de chercher « curé » dans google image, et qui ressemble quand même un peu, vu de loin, à un savon bas de gamme.

Cette nouvelle il me faut l’annoncer
A ma paroisse, je suis curé.

LE PARTISAN : Je trouve ce passage très drôle, on sent déjà à quel point il angoisse à l’idée de devoir apprendre ça à ses fidèles.

ORCHIS : En parlant d’angoisse, je commence à me demander si c’était une bonne idée ce thème. On risque de tellement blasphémer qu’à côté de nous le premier quart d’heure de La Montagne Sacrée aura l’air d’un évangile.

J’ai pris une dose de whisky
Afin de préparer mon sermon
Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit
Je me posais bien trop de questions

LE PARTISAN : Orchis, donne moi ton avis : penses-tu que le whisky est divin ?

ORCHIS : C’est quoi, ça ? Tu fais une pub ?

LE PARTISAN : Non. Mais dans la mesure où le vin est le sang du Christ, peut-on dire que le whisky, dont le degré d’alcool est bien plus élevé, est une sorte de concentré de sang du Christ ? Un peu comme le concentré de tomate, mais en plus catholique ?

ORCHIS : Je n’en sais rien, il faudra poser la question au Synode. En attendant, je ne regarderai plus jamais mon Jack Daniels de la même manière

LE PARTISAN : Tu parlais de blasphème tout à l’heure ? Eh bien, c’en est un que de boire ce machin. Reprenons. Mitchell raille le questionnement religieux en le détournant : notre curé ne se questionne pas sur le sens de ce qu’il doit dire, mais sur la manière dont il va faire passer le message, puisque dire « Bon, les gars, maintenant les femmes c’est comme un tonneau de bière, il vous faudra un sceau d’autorisation avant de pouvoir mettre en perce », ça fait pas terrible au milieu de l’église.

ORCHIS : Oooooh putain…

LE PARTISAN : Donc, notre curé se pose des questions. La suite !

Je ne sais pas le pourquoi du comment, je ne veux pas savoir le pourquoi du comment, je ne sais même pas pourquoi je mets cette image ici.

Au petit matin Dieu m’est apparu
Et il m’a donné la solution
Aussitôt, vers l’église j’ai couru
Parler à mes fidèles sur ce ton

ORCHIS : Donc Dieu apparaît, pouf, comme ça ? C’est étrange, je croyais que d’habitude il envoyait plutôt un messager. Ça lui évite de se déplacer, traverser le ciel juste pour causer à un cureton de campagne je comprend que ça le fasse chier.

LE PARTISAN : Pas si étrange que ça, hein. Si notre curé a passé la nuit à prendre des doses de whisky, je veux bien admettre que ça finisse par faire apparaître Dieu. Mais ça ne change rien au fait que, pris au premier degrés, on est quand même en train de nous dire que ce qui suit est la parole de Dieu lui même. Cette chanson a déjà atteint un joli niveau d’absurdité.

Mes bien chers frères
Mes bien chères sœurs
Reprenez avec moi tous en choeur !

Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir
Maintenant l’amour est devenu péché mortel
Ne provoques pas votre Père Eternel
Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir

ORCHIS : Eh ben… Il a sacrément relâché son langage, Dieu, depuis la Bible.

LE PARTISAN : Que veux-tu, il faut bien se faire au monde contemporain.

ORCHIS : C’est quoi exactement, un boogie woogie ?

LE PARTISAN : La définition wikipédia étant un peu obscure, voici plutôt une vidéo.

ORCHIS : Ouais. Je sais pas trop quoi dire. En même temps, j’aime pas la danse.

LE PARTISAN : Moi non plus, mais la métaphore devient tout de suite plus claire. le boogie Woogie a tout un côté charnel en tant que danse, en tous cas pour son époque. D’où le fait qu’il soit une bonne métaphore pour l’amour.

ORCHIS : Ou l’épilepsie.

LE PARTISAN : La grande question restant de savoir si, après la prière, on peut booguer-wooguer comme on veut.

ORCHIS : booguer-wooguer ?

LE PARTISAN : Et surtout, en quoi le fait de ne pas être marié empêche de booguer-wooguer…

ORCHIS : Je ne suis pas certain que ce néologisme passe dans le langage quotidien..

LE PARTISAN : A moins que la prière ne permette de légitimer le péché à venir, un peu comme une autorisation spéciale ? Un permis de booguage-wooguage ?

ORCHIS : Euh…

LE PARTISAN : Ou encore, la prière du soir est elle même une métaphore de l’acte sexuel, auquel cas le refrain veut plus ou moins dire : « un p’tit coup pour Dieu, puis un p’tit coup pour se détendre », auquel cas effectivement le mariage est nécessaire pour réaliser la première étape ?

ORCHIS : « Un p’tit coup pour Dieu, un p’tit coup pour se détendre », on croirait presque un titre de chanson de Patrick Sébastien. Qui est bizarrement sans doute le type qu’on a le plus évoqué dans ces chroniques.

LE PARTISAN : Mais dans cette dernière optique, que doit-on comprendre quand on dit que les enfants doivent faire leur prière du soir ?

ORCHIS : On s’engage sur un terrain glissant.

LE PARTISAN : Tellement de questions, si peu de réponses. Soudain, je comprend pourquoi certaines personnes veulent étudier la théologie.

ORCHIS : Faudra écrire une thèse.

LE PARTISAN : Continuons.

Puis j’ai réclamé le silence
Afin d’observer les réactions
Sur certains visages de l’assistance
Se reflétait surtout l’indignation

Quant aux autres, visiblement obtus,
Sachant qu’ils n’avaient rien compris
Ils me demandèrent de faire à nouveau
Le sermon du Boogie Woogie

ORCHIS : En gros, il y a ceux qui comprennent et s’en indignent, et ceux qui pigent rien.

LE PARTISAN : Ouais. Comme dans une vraie église.

ORCHIS : Ça me va.

LE PARTISAN : On peut aussi envisager que ce qui scandalise les gens, c’est le fait qu’on leur interdise de tringler comme ils veulent. La suite de la chanson continuera d’ailleurs à entretenir cette ambigüité. Et c’est vrai, à quoi sert à l’homme d’être supérieur à la pieuvre s’il ne peut pas, comme elle, passer sa journée à tirer tout ce qui bouge ?

ORCHIS : Je crois qu’il y a des espèces de pieuvre ou le mâle perce la femelle avec son pénis, un peu n’importe ou, pour la féconder. J’admets que ce serait marrant de voir ça à échelle humaine.

LE PARTISAN : Et c’est moi qui suis vulgaire, hein ?

ORCHIS : C’est juste de la curiosité biologique !

Jeu : où est la tête sur cette saloperie ?

LE PARTISAN : Mouais. Bon, du coup re-refrain. Puis instrumental.

ORCHIS : Un instrumental sur lequel on pourrait faire un boogie woogie, d’ailleurs.

LE PARTISAN : Ouais, sauf que nous on est tout seul et que du coup on aurait l’air con.

Maintenant tout est fait tout est dit
Mais mes fidèles sont partis
Dieu, je reste seul dans ta maison
J’en ai l’air, mais le dire, à quoi bon ?

Si ton pape m’a fait perdre l’affaire
j’irai tout droit, tout droit en enfer
Mais j’essaierai encore à la messe de midi
Le sermon du boogie woogie

LE PARTISAN : Ici, on peut se demander si les fidèles sont partis parce qu’ils se sentaient offusqués du thème du sermon, ou parce qu’ils voulaient continuer à booguer wooguer comme ils le voulaient, non mais. Et dans les deux cas c’est très drôle.

ORCHIS : J’aime bien aussi le curé qui accuse le pape de l’avoir peut-être envoyé en enfer.

LE PARTISAN : Oui, et qui dit d’ailleurs « ton » pape, comme s’il se discréditait de tout ça. Un peu comme si même lui se rendait compte de l’absurdité de tout ça, mais sans avoir le choix de continuer à faire son sermon. Je peux me tromper, mais j’ai le sentiment que le message de cette chanson c’est qu’il y a certains thèmes que l’Eglise ne devrait pas évoquer, parce qu’elle ne les connaît pas bien. Ce qui fait que notre chanson est tout à fait dans le thème de la semaine, pour une fois.

ORCHIS : Très classe.

LE PARTISAN : Alors on est loin d’être sur de la grande chanson blasphématoire, mais c’est quand même drôle.

ORCHIS : J’ai toujours bien aimé Eddie Mitchell.

LE PARTISAN : Sur ce, je vous dit à la semaine prochaine…

ORCHIS : Moi aussi.

LE PARTISAN : …Et je m’en vais militer pour que cette chanson soit inscrite dans le prochain Diapason Rouge.

Je suis le seul que la vue d’un Diapason rouge fait inévitablement déprimer à cause de souvenirs de colonies de vacances ?

Vade Retro divorcé !

Un des sujets évoqués au Synode sur la famille (pour l’ironie suprême de la chose, se référer à l’édito1) c’est le divorce. Car qui de mieux placé pour juger tes échecs sentimentaux qu’une bande de puceaux n’ayant aucune idée de ce qu’est la vie conjugale ? C’est un peu comme si on invitait que des parisiens quinquagénaires des beaux quartiers dans les débats sur les jeunes de banlieues.

Manifestement, si du côté des prêtres francophones, on commence à accepter que l’on puisse célébrer son second mariage à l’église, il y en a encore que ça fait grincer des dents. Le divorce, c’est non, puis c’est tout. Ton mari te bat ? Reste avec, sinon c’est péché. Ton mari bat tes enfants ? Reste avec, sinon c’est péché. Ta femme te traite de minable à longueur de journée devant tes mômes ? Reste avec, sinon c’est péché. Ta femme te trompe avec le jardinier ? Idem. Tu n’es juste plus heureux avec la personne que tu as choisi d’épouser à 20 ans parce que vous avez tous les deux évolué dans des directions différentes et que vous n’êtes plus les personnes que vous étiez quand vous vous êtes rencontrés et que ce sont des choses qui arrivent ? Voir plus haut.

Je dirais bien que ces messieurs ont un balai dans le cul, mais si c’était effectivement le cas peut-être que ça leur ferait du bien et qu’ils seraient moins rigides.

Certains prêtres proposent que les couples de divorcés remariés vivent « en frères et soeurs ».  Alors soit ils sont totalement cons et n’ont aucune idée de comment on fait les bébés, soit ils pensent encore que faire l’amour juste parce que ça reste une activité plutôt sympa équivaut à laisser entrer Satan chez toi et te conduira tout droit en enfer, soit ils sont d’une évidente mauvaise foi,  soit ils ne sont pas tous aussi puceaux qu’on ne le croit et c’est Game of Synode (you win or you get divorced). Dans tous les cas, c’est inquiétant.

Peut-être qu’ils devraient se rendre un peu service et abolir le célibat des prêtres. Ça leur donnerait un peu plus de légitimité pour discuter de ce qu’il se passe dans la chambre à coucher de leurs fidèles (même si ce qu’il se passe dans la chambre à coucher de quelqu’un ne regarde que lui, et que d’ailleurs ça peut tout aussi bien se passer dans la salle de bain ou sur la machine à laver), ça leur éviterait sans doute de faire des jugements à l’emporte pièce dans la mesure où ça devient plus difficile d’être rigoureux pour juger comment les autres règlent des problèmes quand on risque d’y être soi-même confronté, et surtout, ça soulagerait sans doute les pauvres enfants de choeur qui se retrouvent bien trop souvent utilisés comme exutoires à pulsions. Ah mais pardon, j’oubliais, c’est eux qui cherchent, au temps pour moi.

article ici : http://www.bfmtv.com/international/video-quand-un-pretre-italien-tente-de-justifier-la-pedophilie-920967.html

Article à lire sur le site de BFM, oui j’utilise deux fois la même chute, mais si l’abomination n’a pas de limite, je ne vois pas pourquoi sa dénonciation devrait en avoir.

  1. Auto-Promo quand tu nous tiens.

Puisque c’est comme ça, tu seras privé de Synode !

(L’image d’en-tête est utilisée de manière extrêmement illégale et provient du Refuge)

Dans la liste des gens qui ne sont pas vraiment susceptibles de chanter I kissed a girl and I liked it, on a :
– Alain Finkielkraut, il préfère invoquer Booba. Et de toute façon, sans doute a-t-il assez peu eu d’occasions d’embrasser une fille.
– Frigide Barjot, elle, elle fait directement l’amour avec deux doigts.
– Ludovine de la Rochère, elle préfère Sardou1 (on pense).
– Krzysztof Charamsa, prêtre polonais gay.

Alors ouais, dans la vie, y a des gens qui cumulent les trucs improbables. Ils sont gays, ET EN MÊME TEMPS ils sont prêtres, ET EN MÊME TEMPS ils s’appellent Krzysztof. On peut se demander ce qui est le plus improbable. Être Alain Finkielkraut et citer Booba OU être un prêtre gay ? Avoir une orientation sexuelle exotique OU avoit un prénom avec une majorité de z ? Ou alors être au XXIè siècle, et être démis de ses fonctions de prêtre à cause de son orientation sexuelle ?

Surtout que bon, c’est pas comme si Krzysztof était le very first one ever homosexuel à l’Église, hein. Je suis pas en train de dire que le lobby gay est aussi arrivé jusqu’ici2, mais bon … Voilà un exemple parmi d’autres de lèche-cul qui montre bien que certains abbés ne sont pas totalement indifférents lorsqu’ils sont face au Pape François. N’est-ce pas, Abbé Grosjean ?

Je ne reviendrai pas sur la légitimité à accorder au Pape un prix Nobel de la paix, vue l’évolution de la paix dans le monde ces derniers temps, c’est plutôt un ratage complet et général, mais … Aaaaah, en même temps je vous comprends les mecs. Qu’est-ce qu’il est beau ce pape quand sa magnifique robe soutane virile blanche vole au vent avec grâce et volupté. Ce bel habit blanc, couleur d’une virginité qu’il serait si tentant de dérober. Et sa magnifique calotte, posée sur son crâne d’homme mûr, qui n’aurait pas envie de la décalotter ? HUM.

Toujours est-il que le coming-out fracassant de notre cher Krzysztof, qui partage maintenant avec un membre de l’équipe l’orientation sexuelle inhabituelle, mais aussi avec plusieurs autres le fait d’avoir un patronyme à coucher dehors avec un billet de logement, a dû remuer chez nos chers abbés, nos chers cardinaux, nos chers prêtres et nos chers évêques quelque chose qui fait mal, qui fait mal, et qu’il serait légitime – et en tous cas plutôt marrant – d’interpréter comme le refoulement de leur propre homosexualité. Ça les a tellement remués que Krzysztof s’est fait priver de Synode, à la manière de Jojo qui s’est fait priver de ciné. L’histoire ne dit pas si Jojo était homo.

Bref, tout ça ne va certainement pas participer à véhiculer l’image d’une Église tolérante, et ouverte sur le XXIè siècle. En même temps, réunir 253 hommes pour faire une grande réunion, ça a jamais été une idée fabuleuse. La dernière fois c’était pour l’Université d’été du MEDEF3, et tout ce qui en est ressorti, c’est une remise en cause des 35 heures, entre deux chips triangulaires plantées dans du guacamole anti-cholestérol. Mais cette histoire, c’est quand même une super bonne nouvelle pour l’image de la Pologne. Je vous rappelle que la dernière fois que le nom de ce pays a été évoqué dans la presse, c’était quand Michał Kwiatkowski, polonais de son état, a fait un featuring sur le premier album d’Élodie Frégé, alors grande gagnante de la Star Academy. Il avait chanté en français avec un accent plus que discutable, genre de mec qui doit pas trop partager nos racines chrétiennes, donc sans doute un ami à Nadine. Et puis l’autre fois où la Pologne a présenté un semblant d’intérêt médiatique, c’était pour son annexion par l’Allemagne. Grosse ambiance.

Alors on dit merci qui ? MERCI KRZYSZTOF !

  1. Message subliminal : suivez-nous !
  2. Oui, on ne met pas les pieds n’importe où, hein. Donc ne nous cherchez pas au FN, et il fait trop froid dans les églises.
  3. Le contenu de cette phrase n’a pas été vérifié par notre stagiaire, mais en gros, je crois que c’est ça.

Le Synode : une réunion de 253 glands. On ne ment pas aux croyants.

Nous sommes en 2015 après le mec qui change la flotte en pinard, et une bande de prêtres, à l’initiative de leur chef (plus connu sous le nom, peu rock’n’roll malgré ce qu’on tente de nous faire croire, de Pape François) a décidé de se réunir pour débattre de la famille. Le Synode c’est un peu des Universités d’été pour curetons. Ils se réunissent pour picoler, ce qui est, chez eux, socialement acceptable puisque c’est le sang du Patron (toute personne sensée vous dira pourtant que boire du sang à la paille, même symboliquement, n’est jamais de bonne augure) avec pour prétexte de mener une réflexion poussée sur un sujet de fond.

Le Synode c’est donc 253 mecs (la parité c’est pas pour après-demain) qui se regroupent pour discuter de la famille alors que ce qui les réunit c’est leur profession qui implique justement de jurer leur mère qu’ils n’en auront jamais, de famille1. Un détail qui ne les empêche pas de se croire les plus qualifiés pour mener à bien ce genre de réflexion c’est dire s’ils ont confiance en leurs moutons en leurs fidèles. Au terme d’un temps certain, ils aboutiront sans doute, ces mecs n’ayant aucun sens ni de la surprise ni du coup de théâtre, à la conclusion que la famille c’est Papa dans Maman (seulement en période d’ovulation et sans contraception sinon c’est péché !) et une ribambelle de lardons (à tel point que les ainés devront sacrifier leur adolescence pour s’occuper des plus jeunes, mais tout ça dans l’amour et le respect de chacun youkaïdi youkaïda) avec des prénoms improbables tels qu’Albéric, Tugdual, Anne-Marie-Sophie,  ou encore Childéric Premier.

On pourrait penser que dans un pays civilisé comme le notre2 on n’en aurait rien à secouer de ce que pensent 253 pingouins en robe (on en parle d’ailleurs des puceaux en robe qui nous expliquent ce que c’est un homme et ce que c’est qu’une femme ou y’a que moi que ça surprend ?) de la famille ou de n’importe quoi d’autre d’ailleurs. C’est sans compter sans une bande d’illuminés qui viennent nous polluer visuellement avec des affiches pour demander l’abrogation d’une loi qui n’existe pas, faire office de lampadaire devant nos mairies et brailler des slogans pourris, mais bordel que quelqu’un les fasse taire ils font passer notre pays pour un pays d’arriérés tout ça en permettant à leurs adhérents de déduire 66% de leurs dons des impôts puisqu’ils sont maintenant un parti politique, ce qui ne les empêche pas de brailler que le gouvernement veut tuer la famille quand il réduit les allocations familiales pour les familles pétées de tune3 et oh mon Dieu notre fille Marie-Charlotte va devoir renoncer à ses cours de poney ou de clarinette car nous ne pourrons plus financer les deux sans rogner sur nos vacances au ski ou au Club Med, pauvres familles, mais qu’est ce que vous venez me faire chier avec la famille de Karim qui n’a même pas les moyens d’inscrire le môme au club de basket ou celle de Sophie, mère célibataire qui peine dès qu’un de ses mômes a besoin de chaussures neuves, je vous parle de MA famille qui est meilleure que toutes les autres la preuve elle est approuvée par le Synode de l’Eglise et de toute façon la laïcité c’est juste pour forcer les petits bougnoules à bouffer du porc à la cantine et éviter qu’ils viennent nous grand remplacer4, mais après tout nous ne sommes plus à une aberration prêt avec les fous de Dieu.

article ici : http://www.bfmtv.com/international/video-quand-un-pretre-italien-tente-de-justifier-la-pedophilie-920967.html

Article à lire chez BFM et sur FuckYeahVictimShaming!

  1. Admettez quand même que c’est aussi cohérent que si un groupe de gus souffrants d’allergies aux arachides rendait un moratoire sur les curlys.
  2. Oui je considère que la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la laïcité sont des indices de Civilisation.
  3. Indice chez vous : Moins on fait rentrer de tune via les impôts, moins on peut se permettre d’en ressortir
  4. Vous aurez bien entendu reconnu la Manif Pour Tous, mais aussi un peu leurs cousins de Civitas.